Maintenir les liens

Poser de petits gestes au quotidien peut aider à entretenir les liens au-delà des frontières et à atténuer le sentiment de distance.

À retenir

  • Être loin de votre famille peut faire vivre des émotions difficiles. Les reconnaître, c’est déjà un pas important pour prendre soin de soi.
  • Même à distance, votre famille continue de jouer un rôle essentiel dans votre vie. Prenez le temps d’établir une routine d’échanges pour garder le lien.
  • Lorsque le manque de votre famille se fait sentir, appuyez-vous sur les relations que vous créez au Québec et les ressources disponibles.

S’appuyer sur sa famille, même à distance

S’installer dans un autre pays amène d’importants changements, surtout si l’on arrive seul·e ou si l’on est contraint·e de le faire.

Quand on cherche encore ses repères au Québec, rester en contact avec ses proches, même à distance, peut :

  • Aider à gérer les émotions difficiles
  • Apporter de la stabilité et du réconfort
  • Renforcer le sentiment d’appartenance à sa famille
  • Permettre de recevoir des conseils, de l’écoute et des encouragements.

«Au début, je me sentais seule. Avec le décalage horaire, c’est difficile de trouver le bon moment pour parler à mes proches. C’est aussi dur de savoir que mes sœurs s’ennuient de moi et grandissent loin.»

Trouver le bon moyen de communiquer et de rester impliqué·e dans la vie de sa famille à distance prend du temps et des ajustements.

Quelques conseils :

  • Faire des appels vidéo
  • Échanger des messages vocaux pour compenser l’absence physique de vos proches
  • Planifier un moment régulier chaque semaine pour leur parler.

Surmonter le sentiment de culpabilité

Ce sentiment peut venir de la crainte de décevoir ou de blesser, alors qu’on laisse derrière soi des proches. C’est tout à fait naturel.

Par exemple, la distance rend plus difficile de répondre aux attentes familiales et d’être présent·e :

  • À l’occasion d’événements marquants comme une naissance, un mariage ou un décès
  • Pour apporter des soins à un·e proche.

Bien que rien ne remplace la présence physique, des petites attentions peuvent montrer votre attachement, comme :

  • Envoyer des photos
  • Être disponible pour offrir du soutien moral et émotionnel
  • Proposer votre aide pour organiser un événement à distance
  • Prendre des nouvelles.

La culpabilité peut aussi venir des attentes familiales liées aux études ou au travail. La pression de réussir et d’aider financièrement sa famille peut alors devenir lourde à porter.

Parler à des personnes vivant des situations similaires peut vous apporter du réconfort et de la validation. Renseignez-vous sur les possibilités de rencontres.

 [glossary_exclude]« Mes parents financent une grande partie de mes études. Parfois, je me sens coupable. J’ai l’impression qu’ils idéalisent ma vie ici, sans savoir que je rencontre des difficultés. Je ne veux pas les inquiéter ni les décevoir. J’ai su que plusieurs étudiant·e·s étrangèr·e·s vivent la même chose. Ça m’a fait du bien d’apprendre que je ne suis pas la seule et de partager mon expérience. » [/glossary_exclude]

Pour en savoir plus

Surmonter le sentiment d’impuissance

S’inquiéter pour sa famille peut faire vivre un sentiment d’impuissance, surtout si l’on est incapable de l’aider.

Par exemple, vous n’avez peut-être pas les moyens d’envoyer de l’argent pour améliorer la situation de vos proches.

Se sentir utile et partager des moments de solidarité peut aider à surmonter ce sentiment. Par exemple, vous pouvez vous engager auprès de personnes vivant une expérience migratoire similaire.

Renseignez-vous sur les possibilités de bénévolat ou de participation communautaire.

« Mes cousines sont toujours en Syrie, dans une situation instable. Je m’inquiète beaucoup pour elles. J’ai l’impression que nous ne pouvons rien faire ma mère, ma sœur et moi. »

R IE Garder l’espoir d’être réuni·e·s au Québec avec sa famille

Les démarches de réunification familiale peuvent être longues. Cela peut aussi faire vivre un sentiment d’impuissance. 

Quelques conseils :

  • Garder espoir : vous concentrer sur l’avenir de votre famille et sur vos projets peut vous donner la force de continuer
  • Renforcer les liens entre les membres de votre famille au Québec : cela peut faciliter votre établissement et vous apporter un sentiment de sécurité et de stabilité.

R Dès votre arrivée au Québec, vous avez jusqu’à un an pour faire une demande de réunification familiale dans le cadre du programme du délai prescrit d’un an. Passé ce délai, vérifiez si vous êtes admissible au programme du regroupement familial.

« Mon frère n’a pas pu venir avec nous au Québec. Il est présentement en Allemagne. Ma mère a commencé les démarches pour qu’il nous rejoigne. Heureusement, on se parle souvent sur WhatsApp avec ma mère et ma sœur. »

IE Informez-vous sur les procédures pour parrainer un·e membre de votre famille dans le cadre du programme de regroupement familial.

Baldassar, L. (2010). Ce « sentiment de culpabilité ». Réflexion sur la relation entre émotions et motivation dans les migrations et le soin transnational. Recherches sociologiques et anthropologiques. 41 (1), 15-37. https://doi.org/10.4000/rsa.185

Centre d’expertise sur le bien-être et l’état de santé physique des réfugiés et des demandeurs d’asile (CERDA). (2025). Se réunir avec sa famille. Carnets de route. https://carnetsderoute.info/info/reunir-famille/#mises-a-jour-reunification-familiale

Drouin, D. (2020). Le stress acculturatif chez les étudiants internationaux universitaires – une recension systématique des écrits scientifiques (Édiqscope, 12). Équipe de recherche en partenariat sur la diversité culturelle et l’immigration dans la région de Québec (ÉDIQ), Université Laval. https://www.ediq.ulaval.ca/sites/ediq.ulaval.ca/files/uploads/E%CC%81diqscope%20version%20en%20ligne%20Daniel.pdf

Immigration Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC). (2024). Guide de présentation d’une demande de réunification des membres de la famille à l’étranger dans le cadre du délai prescrit d’un an. Gouvernement du Canada. https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/services/demande/formulaires-demande-guides/guide-5578-demande-en-ligne.html

Legault, G., Oxman-Martinez, J., Guzman P, Gravel, S., & Turcotte, G. (2000). La séparation familiale en contexte migratoire : Conflits parents-enfants. Interactions, 4(1), 59‑76.

Miller, A., Hess, J. M., Bybee, D., & Goodkind, J. R. (2018). Understanding the mental health consequences of family separation for refugees : Implications for policy and practice. The American Journal of Orthopsychiatry, 88(1), 26‑37. https://doi.org/10.1037/ort0000272

Pannetier, J. (2018). Liens transnationaux et santé mentale : De la nécessité du lien entre ici et là-bas ? Le cas des migrations africaines en Île-de-France. Revue européenne des migrations internationales, 34(2‑3), Article 2‑3. https://doi.org/10.4000/remi.10817

Rousseau, C., Bertot, J., Mekki-Berrada, A., Measham, T., & Drapeau, A. (2001). Étude longitudinale du processus de réunification familiale chez les réfugiés. Conseil québécois de la recherche sociale.

Viruell-Fuentes, E. A., & Schulz, A. J. (2009). Toward a Dynamic Conceptualization of Social Ties and Context : Implications for Understanding Immigrant and Latino Health. American Journal of Public Health, 99(12), 2167‑2175. https://doi.org/10.2105/AJPH.2008.158956

S’établir en famille

S’installer dans une nouvelle société peut bouleverser les rôles et les habitudes familiales.

À retenir

  • La famille qui vous accompagne au Québec peut vous aider dans votre adaptation et dans la construction de nouveaux repères
  • Soyez patient·e envers les membres de votre famille et vous-même : chacun·e vit l’adaptation à sa manière
  • Partager des moments ensemble et laisser chacun·e trouver sa place au sein de la famille peut renforcer les liens

Être en famille au Québec 

À l’arrivée au Québec, la famille peut être un espace précieux de :

  • Soutien et de sécurité
  • Transmission de valeurs
  • Jeux et rires
  • Continuité entre la vie d’avant et celle au Québec
  • Repères au milieu de changement
  • Complicité.

Une famille, plusieurs chemins d’adaptation

À l’arrivée, chaque membre de la famille peut avoir ses propres envies, besoins et défis d’adaptation. Les réalités de chacun·e peuvent aussi influencer les habitudes familiales, les relations et les rôles au sein de la famille.

Ces changements sont normaux. Au début, ils peuvent déstabiliser et provoquer des doutes, des inquiétudes et même des tensions. Mais, avec le temps, ils peuvent aussi renforcer les liens.

Quelques conseils :

  • Se parler, s’écouter et être patient·e
  • Partager des moments ensemble et laisser chacun·e trouver sa place au sein de la famille
  • Si les changements sont difficiles à vivre, ne pas hésiter à demander du soutien auprès des ressources disponibles.

Mythe : « Les enfants et les adolescent·e·s ne peuvent pas avoir de problèmes de santé mentale. »

Les problèmes de santé mentale touchent aussi les enfants et les adolescent·e·s. En fait, 75 % de ces problèmes apparaissent avant 25 ans, et 50 % avant 14 ans. Chez les plus jeunes, cela peut se manifester par de l’agitation, des pleurs fréquents ou des difficultés à dormir. Ces réactions peuvent être normales lors de grands changements, comme l’entrée à l’école. Il est important de rester attentive ou attentif. Si les signes persistent, parlez-en à un·e professionel·le (p. ex. médecin, enseignant·e·s). Pour en savoir plus, consultez Reconnaître les signes d’un trouble mental chez l’enfant | Gouvernement du Québec.

Source : Kessler R. C., Berglund P., Demler O., Jin R., Merikangas K. R., Walters E. E., 2005.

Comprendre les réalités de chacun·e 

Pour soutenir votre famille, il peut être utile de connaître les envies, les défis et les expériences propres à chaque génération. Cliquez sur les icônes et les flèches pour en apprendre plus.

Grands-parents Parents Enfants Comprendre les réalités de chacun·e Comprendre les réalités de chacun·e - Grands-parents Comprendre les réalités de chacun·e - Parents Comprendre les réalités de chacun·e - Enfants Comprendre les réalités de chacun·e - Relation entre les grands-parents et les parents Comprendre les réalités de chacun·e - Relation entre les grands-parents et leurs petits-enfants Comprendre les réalités de chacun·e - Relation entre les parents et leurs enfants Comprendre les réalités de chacun·e - Relation de couple

Favoriser le bien-être de sa famille au Québec

Partager des moments simples chaque jour permet de renforcer les liens familiaux. Ensemble, vous pouvez retrouver des habitudes d’avant ou en créer de nouvelles.

Voici des idées simples à tester selon les rôles et les envies de chacun·e.

Les aîné·e·s sont une source précieuse de savoirs et d’héritage familial.

Petits gestes qui peuvent favoriser le bien-être familial

  • Cuisiner ensemble
  • Traduire des mots dans la langue d’origine
  • Transmettre l’histoire familiale avec des photos ou des récits

Prendre soin de soi aide à mieux prendre soin des autres membres de la famille.

Petits gestes qui peuvent favoriser le bien-être familial

  • Participer à une activité communautaire pendant que les enfants sont à l’école
  • Suivre un cours de danse en couple
  • Se détendre lors d’une promenade
  • Visiter la ville

Les enfants doivent rester des enfants, même avec de nouvelles responsabilités. Leur joie, leur curiosité et leur envie d’apprendre peuvent faire du bien à toute la famille.

Petit geste qui peut favoriser le bien-être familial

  • Choisir une activité agréable pour toute la famille (p. ex. jeux de société, sortie au parc, visite dun lieu culturel ou historique)

«Au début, entre l’école, la garderie et le travail, on se voyait à peine. Rien à voir avec la Syrie, où on passait beaucoup de temps ensemble. Un jour, maman a dit: Dimanche soir, c’est pour la famille. Depuis, on partage chaque semaine ce moment ensemble. On se raconte nos journées, on rigole. Et si je dois annuler, il me faut une très bonne raison!»

Comme la famille de Mariam, choisissez ensemble une activité à faire régulièrement qui vous rassemble et apporte du plaisir à chacun·e.

Pour en savoir plus

L’Observatoire des réalités familiales du Québec offre une série de textes autour des thèmes de la famille, notamment en contexte migratoire. Par exemple :

Prendre soin des ainé·e·s

Le saviez-vous?

L’adaptation peut être particulièrement difficile pour les aîné·e·s, surtout si elles et ils doivent composer avec de nombreux changements. Par exemple, la langue peut être une grande barrière. Cela peut mener à de l’isolement social et avoir des effets négatifs sur leur bien-être.

Êtes-vous un·e aîné·e?

Quelques conseils :

  • Chercher à interagir avec les autres : chaque rencontre peut aider à briser l’isolement
  • Demander conseil à un organisme qui offre du soutien aux personnes immigrantes et réfugiées pour connaître les activités près de chez vous (p. ex. club de jeux de cartes, activité communautaire)
  • Demander de l’aide à votre entourage pour participer à des activités (p. ex. transport, recherche, appels).

Voulez-vous soutenir les aîné·e·s de votre famille?

Quelques conseils :

  • Repérer leurs besoins et les ressources nécessaires pour y répondre (p. ex. soutien à domicile, soins de santé, accompagnement pour des démarches et des rendez-vous, logement adapté)
  • Organiser des activités accessibles et familières (p. ex. sorties culturelles de groupe, cuisines collectives, ateliers d’artisanat)
  • Vous informer sur les activités communautaires offertes à proximité.

Cette ressource répertorie les ressources communautaires pour aîné·e·s de plusieurs régions du Québec :

Abdela, S. (2017). Immigrer, c’est « traverser la terre » : La transmission culturelle dans les familles immigrantes. Observatoire des réalités familiales du Québec. https://www.orfq.inrs.ca/immigrer-cest-traverser-la-terre-la-transmission-culturelle-dans-les-familles-immigrantes/

Emploi et Développement social Canada. (2018). Isolement social des aînés : Un regard sur les nouveaux immigrants et réfugiés aînés au Canada [Description de programme]. Gouvernement du Canada. https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/ministere/forum-federal-provincial-territorial-aines/isolement-social-immigrants-refugies.html

Goudet, A. (2023). Migrer en couple : Évolutions des dynamiques conjugales et redéfinition des priorités face aux épreuves migratoires. Enfances Familles Générations. Revue interdisciplinaire sur la famille contemporaine, 43, Article43. https://journals.openedition.org/efg/19286

Hinse, S. (2016). L’intervention sociale auprès des familles immigrantes de Québec et Chaudière-Appalaches. Cahiers de l’EDIQ, 3(2), 63‑78.

Kessler, R. C., Berglund, P., Demler, O., Jin, R., Merikangas, K. R., & Walters, E. E. (2005). Lifetime prevalence and age-of-onset distributions of DSM-IV disorders in the National Comorbidity Survey Replication. Archives of General Psychiatry, 62(6), 593–602. https://doi.org/10.1001/archpsyc.62.6.593  

Shirpak, K. R., Maticka-Tyndale, E., & Chinichian, M. (2011). Post Migration Changes in Iranian Immigrants’ Couple Relationships in Canada. Journal of Comparative Family Studies, 42(6), 751‑770. https://doi.org/10.3138/jcfs.42.6.751

Vatz-Laaroussi, M. (2008). Du Maghreb au Québec : Accommodements et stratégies. Travail, genre et sociétés, 20(2), 47‑65. https://doi.org/10.3917/tgs.020.0047

Vatz-Laaroussi, M. (2013). Les aînées réfugiées au Québec : Entre transmission et transformation sociale? Recherches féministes, 26(2), 105‑126. https://doi.org/10.7202/1022774ar

Vatz-Laaroussi, M. (2007). Les relations intergénérationnelles, vecteurs de transmission et de résilience au sein des familles immigrantes et réfugiées au Québec. Enfances, Familles, Générations, 6. https://doi.org/10.7202/016480ar

S’épanouir comme parent

Trouver un équilibre entre ses valeurs et les pratiques locales peut contribuer à se sentir accompli·e comme parent.

À retenir

  • Certaines pratiques parentales peuvent être nouvelles pour vous au Québec. Prenez le temps d’apprendre, sans vous juger
  • Connaître les lois et les ressources disponibles pour les parents nouvellement arrivés peut faciliter votre adaptation et renforcer votre confiance

Faire face à la nouveauté

Il se peut qu’au Québec, certaines façons d’élever et de prendre soin des enfants soient nouvelles pour vous.

Cela peut concerner :

  • Les méthodes de discipline
  • L’autonomie des enfants
  • La façon de gérer certaines situations.

Vous pouvez vous en rendre compte à la garderie, à l’école, dans les services de santé ou en discutant avec d’autres parents. La nouveauté peut vous surprendre ou soulever chez vous des questions.

Le saviez-vous?

Au Québec, les parents ont des droits et des obligations qui sont encadrés par le Code civil du Québec.

Chaque enfant (0-18  ans) a droit à la protection, à la sécurité et à l’attention de ses parents. Cela s’applique, peu importe le statut migratoire de l’enfant.

Les parents doivent prendre des décisions dans l’intérêt de leur enfant et le respect de ses droits.

Comme parent, vous devez :

  • Vous assurer que votre enfant fréquente l’école jusqu’à l’âge de 16  ans
  • La ou le nourrir et en prendre soin
  • Assurer sa surveillance et sa sécurité.

Aussi, vous avez le droit de :

  • Décider de l’endroit où vit votre enfant
  • Accepter ou refuser des soins de santé pour elle ou lui jusqu’à ses 14  ans
  • Décider qui peut en avoir la garde (p. ex. garderie, membres de la famille, ami·e·s, gardien·ne)
  • Lui transmettre vos croyances religieuses.

Le Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) est l’organisme gouvernemental qui peut intervenir quand la sécurité ou le développement d’’un·e enfant est en danger.

Élever et prendre soin de son enfant peut se faire de nombreuses façons. Pourtant, plusieurs gestes et valeurs restent les mêmes. Par exemple, tout parent veut offrir le meilleur à son enfant : de l’amour, de la sécurité et des possibilités d’avenir.

Toutefois, certaines pratiques habituelles pour vous peuvent être considérées comme inacceptables au Québec. Cela peut être difficile à comprendre, surtout si vous les considérez comme normales et bienveillantes.

Par exemple, les règles concernant les punitions corporelles envers les enfants au Québec sont très strictes.

Se donner le temps de trouver ses repères 

Il est normal de ressentir un décalage ou de l’incompréhension face à la nouveauté. S’adapter à de nouvelles normes peut prendre du temps. Ne vous inquiétez pas si vous ne les connaissez pas encore toutes. Vous êtes en apprentissage et cela ne remet pas en question vos compétences parentales.

Il est important de se sentir soutenu·e dans cette transition. N’hésitez pas à utiliser les ressources offertes pour mieux comprendre les lois et pratiques locales. Certaines ressources sont même réservées aux parents nouvellement arrivés.

Éducaloi. (2025). L’autorité parentalehttps://educaloi.qc.ca/capsules/lautorite-parentale/

Éducaloi. (2025). Le rôle du Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ)https://educaloi.qc.ca/capsules/role-directeur-protection-de-la-jeunesse/

Espace Parents. (2022). Qu’est-ce que l’initiative Espace Parentshttps://www.espace-parents.ca/a-propos/

Güngör, D. (2023). Immigration et acculturation à l’adolescence. Dans R. Tremblay, M. Boivin, R. Peters, & M. Bornstein (dir.), Encyclopédie sur le développement des jeunes enfantshttps://www.enfant-encyclopedie.com/immigration/selon-experts/immigration-et-acculturation-ladolescence

Ressources d’aide aux familles

Des ressources gratuites existent pour les parents, les enfants et toute la famille.

À retenir

  • Faire appel à du soutien peut vraiment faire la différence pour votre famille en période de transition
  • Certaines ressources offrent aux parents nouvellement arrivés un accompagnement sensible à leur réalité
  • D’autres ressources peuvent soutenir les enfants dans leur apprentissage, leur bien-être et leur adaptation

«Participer aux ateliers d’Espace Parents a été une expérience très positive pour ma conjointe et moi! Nous avons échangé des expériences et des conseils avec d’autres parents. Une solidarité s’est développée entre nous! J’ai découvert les ressources disponibles pour nous soutenir et mieux comprendre le fonctionnement de l’école au Québec. Je me sens beaucoup plus confiant dans mon rôle de parent.»

Certains organismes communautaires offrant du soutien aux personnes immigrantes et réfugiées proposent des ateliers s’adressant aux parents nouvellement arrivés.

Le programme d’Espace Parents offre :

  • Un accueil chaleureux et des activités adaptées à votre réalité
  • Des échanges avec un·e intervenant·e et d’autres parents nouvellement arrivés
  • Un accompagnement dans la découverte des pratiques locales, dans le respect de vos valeurs
  • Neuf ateliers de deux heures sur la parentalité en contexte migratoire.

Certains organismes communautaires offrent aussi du soutien aux personnes nouvellement arrivées par le biais des intervenant·e·s communautaires interculturel·le·s (ICI).

Les ICI famille et protection de la jeunesse offrent :

  • De l’accompagnement aux familles vivant des difficultés
  • De l’information sur les besoins des enfants et sur les services disponibles.

Les ICI jeunesse offrent aux jeunes (14-25 ans) nouvellement arrivé·e·s au Québec :

  • Du soutien individuel
  • Un espace d’expression par le biais d’activités récréatives, sportives, culturelles, etc.
  • Des activités permettant de rencontrer d’autres jeunes.

Organismes communautaires offrant du soutien aux personnes immigrantes et réfugiées

«En venant au Québec, nous avons quitté une grande famille qui occupait une place importante dans nos vies. C’est difficile, car il y avait beaucoup d’entraide. En arrivant au Québec, nous nous sommes senti·e·s très isolé·e·s.»

Ces organismes offrent des services à lensemble des familles québécoises, peu importe le statut migratoire.

Des ressources (p. ex. psychologue, psychoéducatrice ou psychoéducateur) peuvent soutenir les enfants vivant des difficultés. Renseignez-vous auprès du personnel de l’école de votre enfant.

Ces services gratuits et confidentiels sont offerts partout au Québec.

Ils permettent de parler à un·e intervenant·e à propos d’expériences que vivent les enfants, comme :

  • L’intimidation
  • La discrimination
  • La consommation d’alcool ou de drogues
  • Le stress et l’anxiété.

Tel-jeunes (jeunes)

Centre social d’aide aux immigrants (CSAI). (s. d.). Intervention communautaire interculturelle (ICI)https://centrecsai.org/intervention-communautaire-interculturelle-ici/

Dufour, S., Lavergne, C., Morin, C., Casseùs, T. & Archambault, I. (2022). Rôles de l’agent de liaison interculturel communautaire dans la dynamique écoles, protection de la jeunesse et familles issues de la diversité ethnoculturelle. Revue de psychoéducation, 51(3), 177–198. https://doi.org/10.7202/1093884ar

Espace Parents. (2022). Qu’est-ce que l’initiative Espace Parentshttps://www.espace-parents.ca/a-propos/

Richard, M., Dufour, S., Coppry, M., Lavergne, C., Martin, J., & Rufagari, M.-C. (2018). Les ateliers Espace Parents : Analyse de la genèse d’une intervention de soutien à l’adaptation du rôle parental en contexte d’immigration. Intervention, 148, 5‑15. https://revueintervention.org/wp-content/uploads/2018/11/ri_148_2018.2_Richard_Dufour_Coppry_Lavergne_Martin_Rufagari.pdf